09.05.2008

Règlement intérieur

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J’étais à la réunion de travail d’hier au siège du Modem sur le règlement intérieur. Une réunion intéressante mais fatigante ! Je n’ai pas pu rester jusqu’à la fin (j’avais un train à prendre !) C’est dire comme le débat a été long ! Mais cela participe à la mise en place du mouvement, c’est un passage obligatoire. Nous avons en effet besoin de règles car comme l’a dit François Bayrou : «  Je veux la démocratie mais je n’accepterai jamais le bazar. Nous sommes en train d’établir les règles d’un commando !» Bravo à tous ceux qui ont travaillé sur ce règlement.

Merci à Eric Julliard pour l’accueil, à une prochaine fois !     

24.04.2008

Un an de Sarkofolie

1806934663.jpgVoila un an que Nicolas Sarkozy est au pouvoir. Quel bilan pouvons-nous faire de cette première année ? Voici quelques extraits du livre de François Léotard qui résume bien cette première année. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires sur cette année de Sarkofolie !

 

Au cours de leur vie politique, les deux hommes se sont croisés et appréciés. Mais aujourd’hui François Léotard, qui publie chez Grasset un texte au titre sans équivoque "Ca va mal finir", dresse un réquisitoire impitoyable sur l’action du Chef de l’Etat.

« Ca a débuté
comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les     promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.
Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Fillon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : "Je n'ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang." Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué ! D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'œnologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne , un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d'un chef-d'œuvre. Mais ce n'est pas du Bach.
Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer 'un suivi' en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]
C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : "François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis." J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d"'imbécile"... Ce n’est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]
Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de 'l'Affiche rouge'. Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers "mais nos frères pourtant" ont davantage honoré la France que ces "bons Français" qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient "des noms difficiles à prononcer", parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée. »

14.04.2008

Le brouillard commence à se lever...

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Le brouillard commence à se lever et je suis soulagé qu’il se lève dés maintenant. Je commence à apercevoir le chemin qui me semble être le meilleur.

"Je le dis aux adhérents qui ont fait le Mouvement démocrate : c’est maintenant à vous de vous exprimer. C’est votre détermination qui fera tranquillement échec à toutes les manœuvres, d’où qu’elles viennent. Je vous appelle à exprimer votre conviction, à prendre à votre tour les choses en main.

Je vais donc soumettre au suffrage des adhérents, dans une consultation à laquelle chacun sera associé, un texte d’orientation qui ne laissera aucune place à l’ambiguïté. Et j’invite tout dirigeant qui ne serait pas d’accord avec la ligne d’indépendance que je défends à soumettre sa propre motion aux adhérents. Alors nous compterons les soutiens. C’est maintenant, devant nos adhérents et militants que tout débat doit être conduit et tranché.

Cette clarification devra être accomplie avant l’été pour que cessent les manœuvres de déstabilisation. Le 26 avril devant ceux qui ont porté nos couleurs aux élections municipales, le 14 mai devant notre conseil national, nous fixerons les conditions de cette consultation en même temps que le calendrier et les conditions de l’élection de nos instances locales.

Pour moi, les choses sont claires : je n’accepterai plus ni manœuvres internes, ni déstabilisation externe, ni le bazar. C’est vers nos adhérents que je me tourne. Il faut leur exposer clairement et nous le ferons, les données de la situation. Et il faut leur faire confiance pour trancher, pour fixer une fois pour toutes le cap et les règles, et donc le destin, de notre mouvement."  

François Bayrou 14 avril 2008

Retrouvez le discours sur le site du MoDem

30.03.2008

Défendons nos valeurs

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Monsieur le Président de la République j’ai une question à vous poser. Allez-vous recevoir le dalaï-lama ? Je pense que ça serait bien. En effet recevoir Kadhafi avec tout les honneurs et ne pas recevoir un prix Nobel de la Paix ça fait un peu désordre pour le "Président des Droits de l’Homme…"  

 

 


25.01.2008

Prudence et sagesse

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La commission Attali a rendu son rapport. Les fameuses recettes pour relancer la croissance. François Bayrou réclame « prudence et sagesse ». Je suis d’accord avec lui et notamment sur la libéralisation de la grande distribution qui est pour moi une mauvaise chose. Nous voyons bien dans nos communes rurales que les centres villes commencent à se « vider » au profit des grandes surfaces. Mais la libéralisation des grandes surfaces ne risquent-elle pas de nuire au tissu social indispensable à toutes sociétés ? Par ailleurs ces mesures sont censées relancer la croissance, mais j’ai du mal à comprendre comment nous allons relancer la croissance de notre pays en incitant le consommateur à acheter chinois, via la grande distribution…

 

François Bayrou était aux cotés d'Eric Chevée à Chartres, le mercredi 23 janvier 2008. Le président du Mouvement Démocrate et le candidat aux municipales et à la législative partielle se sont livrés au traditionnel exercice de la conférence de presse, évoquant à la fois les questions locales liées aux élections à Chartres et l'actualité nationale marquée par la remise du rapport Attali et la place du Modem dans les villes françaises. Eric Chevée et François Bayrou ont ensuite animé une réunion publique réunissant plus de 400 personnes dans le village de Morancez en Eure et Loir. Après la chaleureuse introduction d'Eric Chevée, soulignant son ambition pour les élections à venir et la qualité de son équipe et les encouragements de Jacqueline Gourault, sénatrice et présidente des élus démocrates, François Bayrou a livré, pendant près d'une heure, sa vision de la société française. Institutions, pouvoir d'achat, enjeux locaux furent abordés ainsi que les propositions de la commission Attali : François Bayrou a souligné des "idées qui risquent de déstabiliser la société française", comme la relance de l'immigration ou la libéralisation de la grande distribution et réclamé "sagesse et prudence".

15.12.2007

Où sont nos valeurs?

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(Neville Chamberlain arborant à la foule le document qui atteste l'accord de Munich au retour à Londres le 30 septembre 1938.)

Un petit retour sur un épisode de notre Histoire. En 1938 se déroula la conférence de Munich. Elle réunie quatre pays représentés par Chamberlain, (Grande Bretagne) Daladier (France) ce dernier avait promis aux Français de « remettre la France au travail. » Les autres membres de cette conférence étaient les deux dictateurs Hitler et Mussolini. Hitler souhaite rattacher la Tchécoslovaquie à l’Allemagne. Problème !!! En effet La France a un traité d'alliance avec la Tchécoslovaquie, la France de Daladier est à la veille d'élections, situation peu favorable à une opération militaire d'envergure, et elle ne souhaite pas entrer en guerre sans le Royaume-Uni. La France abandonne la Tchécoslovaquie avec laquelle elle avait passé des accords pour garantir ses frontières.

A son retour en France, Daladier pensait être hué pour avoir cédé à Hitler. Les accords de Munich cédant aux Nazis la Tchécoslovaquie sans presque rien demander en échange sinon de vagues promesses de paix. Mais à sa sortie de l'avion le ramenant vers Paris, Daladier est vivement acclamé, à sa grande surprise. A ce moment il aurait dit en parlant des Français: « Les cons !!! » Un autre homme avait déjà compris ce qui se passai : Winston Churchill « Le partage de la Tchécoslovaquie, sous la pression de l'Angleterre et de la France, équivaut à une capitulation totale des démocraties occidentales devant la menace des nazis (...) Un tel écroulement n'apportera ni la paix ni la sécurité (...) Au contraire, il place ces deux nations dans une situation encore plus faible et plus dangereuse. Le simple fait que la Tchécoslovaquie soit neutralisée entraîne la libération de 25 divisions allemandes qui pèseront sur le front occidental (...). Croire qu'on peut obtenir la sécurité en jetant un petit État en pâture aux loups est une illusion fatale. »

Mais pourquoi je vous parle de ce triste épisode de notre Histoire ? Vous devez bien avoir une petite idée ? Tout simplement parce que j’ai le sentiment que l’Histoire est un éternel recommencement. En effet cette semaine Nicolas Sarkozy a accueilli avec tous les honneurs le colonel Kadhafi. L’un des plus grand terroriste et dictateur du Monde !!

 

Comment peut-on laisser un terroriste planter sa tente derrière un grand hôtel parisien et par ailleurs expulser les tentes de SDF ? Comment peut-on avoir des mots très dures avec les jeunes de banlieue : Racaille, Karcher… et dire quelque temps plus tard que l’un des plus grands dictateurs du monde est « sur le chemin de la respectabilité » ? Les Hommes sont-ils à ce point guidés par l’argent ? Pourquoi tous ces honneurs ? Les plus baux restaurants, la visite du Château de Versailles et du Louvre…

Aujourd’hui j’ai honte de l’attitude de mon pays. Bien sur j’entends les personne qui disent : « Mais si nous ne signons pas les contrats avec Kadhafi d’autres le feront. » A ceux la je réponds : et alors !!! Qu’ils les signent les autres ces contrats s' ils arrivent à être tranquille avec leur conscience ! L’attitude de la France dans cette histoire dégrade notre image aux yeux du monde. On m’a dit en cours d’Histoire que nous étions le pays des Droits de l’Hommes, j’en conclue que mon prof d’Histoire m’a mentit. Heureusement je crois qu’en 2007 les Français sont moins naïfs qu’en 1938 ou du moins je l’espère.   

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05.12.2007

Le congrès Fondateur du Modem

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Me voici revenu de ce grand moment fondateur : Nous avons enfin un vrai centre en France ! « Nous avons créé le seul parti nouveau de la vie politique française, pas la roue de secours d’un parti puissant. » Je garderais un excellent souvenir de ce congrès avec des débats passionnants et très enrichissants. C’était la première fois que j’assistais à un rassemblement national. Nous sommes enfin prêts à regarder devant nous. Il est maintenant temps de laisser nos divergences de coté, il nous faut avancer. Nous ne devons pas oublier d’où nous venons, le Modem est né de l’UDF. Je sais que certaines personnes restent attachées à l’UDF mais il est temps de dépasser la nostalgie pour se tourner vers l’avenir. L’avenir c’est les municipales et j’espère de tout cœur que la situation en Mayenne va finir par trouver une issue heureuse. Un si beau projet ne doit pas être défendu par un parti en conflit. Moi qui suis jeune je sais que pour avancer j’aurais besoin de l’expérience de chacun, mais je souhaite également que les plus expérimentés ne me claquent pas la porte au nez.

Notre projet doit pouvoir s’implanter en Mayenne, mais chacun doit y contribuer sans se soucier de ses petits intérêts personnels. Nous devons « Proposer une alternatives au projet de société qui est en train de se mettre en place. Nous sommes un mouvement de résistance. »  J’ai beaucoup apprécié les allusions de Bayrou au Général De Gaulle : « Ce n’est plus entre la Droite et la Gauche que se situe la nouvelle frontière mais entre l’alignement et la résistance face à ceux qui dominent le monde. Le gaullisme était un projet de résistance et on propose aux français un projet d’alignement. » Il est enfin temps de parler afin que les électeurs puissent retrouver un centre clair et audible. Il y avait les libéraux et les socialistes maintenant il y a aussi les Démocrates !

Nous devons commencer à construire nos instances départementales, ou du moins des instances provisoires en attendant les prochaines échéances. Mais je crois qu’il en est question sur la liste. J’espère que nous pourrons créer un mouvement de jeune. Je vous invite également à regarder les photos du congrès dans l’album.

Le discours de clôture de François Bayrou est ICI       

17.11.2007

Bayrou au café démocrate

0c146696e000a76233f31de161d67ae5.jpgFrançois Bayrou était, mercredi 14 novembre, au Bar de l'Imprévu pour dialoguer avec des militants et sympathisants réunis très nombreux à l'initiative de nombreux blogueurs. devant une assistance fourni, le président de l'UDF-Mouvement Démocrate a souligné sa volonté de fonder un parti unitaire et de proposer un projet de société basé sur la justice croissante, répondant aux désordres et inégalités de la mondialisation.
Pendant près de trois heures, les débats ont portés sur les statuts du Mouvement démocrate, la démocratie interne, les organes futurs du partis, son organisation, sur la tenue et les détails du Congrès fondateur du Mouvement Démocrate ou encore sur la situation de certaines municipalité comme Rouen ou Montrouge.

Mais la discussiont se porta aussi sur le projet de société, sur l'intégration, sur la confiance comme moteur de l'économie ou encore sur le développement durable : "Le défi environnemental est un aspect du défi du développement durable qui doit être la clé de voûte de ce que nous avons à construire. Nous ne pouvons pas bâtir un modèle de développement sur l’exploitation des générations qui viennent. Parce que c’est cela que nous faisons! Non plus l’exploitation des esclaves ou des travailleurs manuels, mais l’exploitation des générations qui viennent." a affirmé le président de l'UDF Mouvement Démocrate.

François Bayrou a, par ailleurs, précisé que pour tout ceux qui déclaraient avoir des difficultés économiques, le Congrès "sera pour eux à 0 euros" estimant : "Pour nous, c'est un effort que nous voulons partager avec ceux qui n'ont pas ces difficultés." Concernant le fonctionnement des instances, il a souligné que Marielle de Sarnez et Corinne Lepage ont proposé ensemble que "le Bureau politique puisse être saisi par les militants des questions qui les intéressent" et qu'il y ait davantage de publicité dans le fonctionnement des instances.

 

09.11.2007

Sarkozy et les Américains

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Que penser du discours prononcé par Nicolas Sarkozy devant le congrès américain ? A l’entendre le modèle de société américain est un exemple. Je pense qu’il est loin d’être un exemple d’égalité. Personnellement je ne me reconnais pas dans ce modèle de société, ou du moins pas totalement. Le modèle américain incite au travail et à l’effort, ce sont des valeurs auxquelles je crois et qui sont certainement indispensables à toutes sociétés. Cependant je ne suis pas impressionné par « l’American Way of Life » et je ne pense pas que cela corresponde au projet républicain français. Le rêve américain pourrait se résumer en quelques mots : argent, jolies filles et grosses voitures. Je caricature un peu mais c’est une réalité qu’on rencontre dans les clips de musiques, ou dans le cinéma par exemple. Mais ces critiques et les désaccords qui peuvent exister entre la France et les Etats-Unis ne doivent pas faire oublier l’Histoire qui nous unis, mais ne confondons pas tout.

« Il ne faut pas confondre l'amitié avec le peuple américain avec l'adhésion au modèle de société américain, et encore moins avec l'adhésion à la politique de l'administration Bush. Pour la France, le rapprochement avec l'administration Bush, c'est perdre une part importante de la force et de l'originalité de la diplomatie française. Ce qui est frappant, c'est que le sarkozysme est en rupture avec les fondamentaux du projet républicain français, c'est-à-dire un modèle égalitaire. »
François Bayrou

A l'occasion de son déplacement à Lyon ce jeudi 8 novembre pour rencontrer les candidats à la candidature du Mouvement Démocrate pour les municipales, ainsi que les adhérents locaux auxquels il va proposer de participer à une "consultation" pour choisir eux-même leur candidat à la mairie de Lyon, François Bayrou a réprouvé jeudi le "ralliement en bonne et due forme" de Nicolas Sarkozy au "rêve américain", qualifiant le "sarkozysme" de "projet inégalitaire assumé", qui rappelle selon lui des Etats-Unis basés sur "un modèle d'inégalité croissante".
(source: www.mouvementdemocrate.fr)

03.11.2007

L'émancipation

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Le congrès fondateur du MoDem, qui se tiendra les 1er et 2 décembre à Paris après un congrès de l'UDF le 30 novembre, "sera un moment important", assure M. Bayrou. "Nous allons faire naître une nouvelle famille politique. Nous allons adopter une charte éthique, une charte des valeurs et des statuts. Et surtout, une ligne politique, un projet de société, celui d'une société de justice croissante face au modèle d'inégalité croissante qui domine aujourd'hui la mondialisation", explique-t-il.
"De si grands changements ne se font pas sans difficultés pour une formation politique qui, dans le passé, s'était installée dans la dépendance à droite", admet-il.
Comme on lui fait observer que "nombre de militants UDF rechignent à se fondre" dans le parti qu'il avait lancé après l'élection présidentielle, M. Bayrou fait valoir que "tout organisme vivant, s'il ne se renouvelle pas, s'affaiblit et disparaît".

Selon lui, "cette transformation préserve et accomplit l'inspiration qui voulait faire naître un grand parti central dans la vie politique française. C'est une nouvelle étape de la vie politique de cette grande famille, celle de l'émancipation".
(source: /www.mouvementdemocrate.fr)

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