22.06.2008

Dimanche+

Comme chaque dimanche j’ai regardé l’émission de Laurence Ferrari : Dimanche+. Cette émission qui retrace l’actualité politique de la semaine est intéressante et présente la politique de façon un peu plus « légère.» Néanmoins il y a quelque chose qui me gène depuis un bon moment déjà. On ne peut pas dire que l’émission de Madame Ferrari fasse beaucoup de place au MoDem. Alors on va peut-être me trouver un peu chauvin mais pardon de dire qu’il y a une éternité qu’un membre du Modem est venu sur le plateau de Dimanche+. A côté de ça on préfère inviter et parler de Besancenot tous les mois… Je comprends tout à fait que Olivier Besancenot puisse s’exprimer dans les medias mais delà à le voir partout il y a des limites. Mais cette critique ne s’adresse pas seulement à l’émission de Laurence Ferrari c’est plutôt le constat que l’on peut faire sur la température médiatique du moment.

Alors c’est vrai qu’il y a bien eu quelques reportages sur le MoDem mais jamais ou très peu d’inviter MoDem ! Il faut tout de même noter une petite photo de François Bayrou dans le générique, bel effort !

Le MoDem ne fait pas assez d’audimat peut-être ? Mais c’est bien mal nous connaître ! Nous souhaitons proposer un nouveau projet de société et nous voulons enfin faire « sauter » les clivages. Nous refusons cette idée de bloc contre bloc qui conduit en réalité au chacun pour soit et à la politique d’apartheid ! Alors Madame Ferrari, vous ne trouvez pas ça révolutionnaire ?! Car c’est bien d’une révolution qu’il s’agit, « une révolution civique ! »

17.06.2008

Allez les bleus!

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 Allez les bleus pour ce soir quand même !

13.06.2008

Irlande: c'est NON...

L’Irlande se dirige vers le NON ! Cette information est encore à prendre avec prudence mais à en croire le dernier journal de LCI le non l’emporterait assez largement ! C’est un nouveau coup dur porté à l’Europe… Voila un refus qui pourrait faire de nouveau plonger l’Europe dans une crise institutionnelle.

La provence.com 

Les premières indications du décompte du référendum irlandais sur le traité européen de Lisbonne pointaient vendredi vers une victoire du "non", qui plongerait l'Europe dans une crise grave si elle était confirmée par les résultats définitifs. "D'après ce que j'entends, ça ne se présente pas bien" pour le camp du "oui", a déclaré le ministre des affaires européennes Dick Roche à l'AFP, alors que selon la radio-télévision publique RTE, les toutes premières tendances montrent que le "oui" est "en difficulté".

Dans sa circonscription de Wicklow, au sud de Dublin, "on est au coude à coude", a ajouté M. Roche. "Et d'après ce qu'on me dit Wicklow est l'une des meilleures circonscriptions" pour une victoire du "oui", a-t-il souligné. Selon M. Roche, les zones ouvrières urbaines et les circonscriptions rurales ont plutôt voté "non" tandis que le "oui" fait mieux dans les zones urbaines de la classe moyenne, selon les toutes premières indications." Le décompte est en cours pour le référendum sur Lisbonne, et selon les premières indications le traité connaît peut-être quelques difficultés", avait pour sa part indiqué la RTE.

"Le camp du oui n'est pas très content des premières indications", a ajouté la radio-télévision, précisant toutefois que les premiers résultats officiels n'étaient pas encore connus. Dans certains bureaux de vote à Dublin, les "non" semblent deux fois plus nombreux que les "oui", selon ce média.

Selon l'Irish Times, les premières tendances dans plusieurs circonscriptions de Dublin montrent que le "non" atteint 60% des voix, contre 40% au "oui", voire 70% de "non" à Dublin sud-est.

Les suffrages ont commencé à être comptés à 8h00 GMT dans les 43 circonscriptions de l'île pour des résultats définitifs prévus en fin d'après-midi. Les derniers sondages donnant le "oui" et le "non" au coude à coude, voire le "non" en tête.

Aucun chiffre officiel de participation n'a été diffusé. Elle serait de 50% selon l'Irish Times, mais la radio-télévision irlandaise RTE l'évalue à 40% environ, soit seulement quelques points de plus que le plus-bas atteint en 2001 (34,8%). Cette faible participation avait été citée comme l'une des raisons principales de la possible défaite du "oui".

"Si la participation est de 50-55%, le oui a de bonnes chances. S'il se situe à 35% ou moins, il y a une forte possiblité d'un non", a déclaré à l'AFP Ben Tonra, politologue à l'University College à Dublin.

Les autorités ont averti que si la différence entre les "oui" et "non" est inférieure à 10.000 voix, un recomptage national serait organisé. Les résultats ne seraient dans ce cas pas attendus avant 21H00 (20H00 GMT).

Un peu plus de trois millions d'électeurs étaient appelés aux urnes jeudi pour cet unique référendum tenu sur le traité de Lisbonne dans un pays européen. Les 26 autres Etats-membres de l'Union européenne (UE) ont opté pour une ratification parlementaire, ce que 18 capitales ont déjà fait.

La perspective d'un rejet du traité par 4,2 millions d'Irlandais, soit moins de 1% des 495 millions d'Européens, a réveillé le spectre du rejet de la Constitution européenne en 2005 par la France et les Pays-Bas, ainsi que de celui du traité de Nice, lors d'un référendum en 2001 en Irlande.

Il avait alors fallu organiser un deuxième vote sur l'île pour faire adopter le texte. Mais il n'y aura pas de second référendum cette fois-ci, a assuré le gouvernement.

Le traité doit être adopté dans l'ensemble des 27 pays de l'UE pour entrer en vigueur. Le Premier ministre français François Fillon a averti jeudi soir qu'il n'y aurait "plus de traité de Lisbonne" en cas de rejet par les Irlandais "sauf à reprendre le dialogue avec le peuple irlandais". "On verra l'initiative qu'il faudra prendre", a-t-il ajouté.

En cas de victoire du "non", il faudrait trouver un "arrangement juridique" entre l'Irlande et les 26 autres membres de l'UE, a estimé vendredi le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet.

La reaction de François Bayrou: 

 

05.06.2008

"Yes, we can!"

Au printemps 2000, Lynn Sweet, la correspondante du Chicago Sun Times à Washington, a vu arriver dans son bureau un jeune homme élancé, bien mis, sûr de lui : Barack Obama, candidat à la nomination démocrate pour le siège de représentant dans la 1re circonscription de l'Illinois. Il avait un livre à la main, qu'il était venu lui apporter, son autobiographie. "Je me suis dit : "Mais qui est ce type pour avoir déjà écrit ses Mémoires !"", raconte Lynn Sweet. Elle a posé le livre sur une étagère et n'y a plus pensé. Six ans plus tard, Barack Obama est devenu une star. Les médias ont fait de lui "l'homme qui pourrait être le premier président noir des Etats-Unis".

Barack Obama avait alors 38 ans. Il avait écrit un livre à l'instigation d'un éditeur, impressionné d'apprendre qu'un Afro-Américain avait été élu pour la première fois à la présidence de la prestigieuse Harvard Law Review. Sorti en 1995, Dreams from My Fathers (Les Rêves de mes pères), avait été bien accueilli par la critique, mais les ventes avaient été pitoyables. Obama était content, quoi qu'il en soit, d'avoir mis sa vie à plat, pour ne pas dire en ordre. Hawaï, Djakarta, Los Angeles, il avait décrit les étapes de son parcours de globe-trotteur multiracial ; l'école publique en Indonésie, l'école des riches à Honolulu, un peu de cocaïne à New York, beaucoup d'introspection, le doctorat magna cum laude à Harvard... Obama estimait s'être sorti de l'épreuve avec "une dignité plus ou moins intacte".

Cette année-là, Barack Obama a perdu la course démocrate de l'Illinois. Son adversaire était un ancien membre des Black Panthers et la circonscription un condensé des problèmes sociaux de la ville. Obama était juriste dans un cabinet de défense des droits civils et professeur de droit constitutionnel à l'université. "Il n'était pas assez noir", assure-t-on à Chicago. "Il n'avait pas mis en scène son histoire", ajoute Lynn Sweet. Deux ans plus tard, Barack Obama a de nouveau tenté sa chance, mais cette fois pour un siège au Sénat. Six autres démocrates étaient en lice. "Personne n'aurait parié sur lui, dit Lynn Sweet. On ne lui trouvait rien de spécial." L'Irak a changé la donne. Obama s'est trouvé être le seul candidat à avoir pris nettement position contre la guerre. Son discours de l'automne 2002 - "Je ne suis pas contre toutes les guerres ; je suis seulement contre les guerres idiotes" - a fait le tour des sites Internet de l'Illinois.

Barack Obama avait aussi attaché son nom à quelques réformes significatives, comme l'obligation pour la police de filmer les interrogatoires dans les crimes passibles de la peine capitale. Il a balayé ses adversaires. Il a gagné aussi bien dans les banlieues blanches que dans les quartiers noirs. "Il est sorti tellement fort des primaires que la campagne de John Kerry lui a donné un créneau pour parler à la convention démocrate de 2004, explique Lynn Sweet. Le reste fait partie de l'Histoire."

Le soir du 27 juillet 2004, devant les délégués démocrates, Barack Obama a raconté l'extraordinaire parcours qui l'avait amené là. Son père, un Luo du Kenya, "noir comme le charbon" ; sa mère, Américaine du Kansas, "blanche comme le lait". Il s'est présenté comme l'incarnation du rêve américain, un rêve dans lequel "un gosse efflanqué avec un drôle de nom peut entretenir l'espoir que l'Amérique a une place pour lui". Dans un Parti démocrate en mal d'orateurs, il a bouleversé les militants. Sur eBay, le site de vente aux enchères, Dreams from My Father a atteint dix fois son prix normal. Le livre, réédité d'urgence, est devenu un best-seller. La presse a appris à prononcer son nom. Barack, un prénom qu'il décrit comme d'origine arabe, ou swahilie, voire hébraïque, selon les époques et les audiences, mais qu'il traduit invariablement par "béni". Obama, un nom passe-partout à Kisumu, au Kenya, mais qui lui a valu dans l'Amérique de l'après-11-Septembre "les quolibets de certains républicains zélés", a-t-il écrit. Après avoir fait rimer Obama avec Oussama, les mêmes zélés ont déniché cette année le deuxième prénom du sénateur : Hussein.

En novembre 2004, Obama a été élu sénateur de l'Illinois avec 70 % des voix - pour ratisser au centre, il avait pris soin de faire disparaître le discours antiguerre de 2002 de son site Internet. A 43 ans, il est devenu l'unique Noir du Sénat, le troisième depuis 1867. Dès le premier jour, les appariteurs réclamaient des autographes. Il n'avait pas encore siégé qu'on lui demandait "quelle était sa place dans l'Histoire". Ou ce qu'il pensait des badges "Obama 2008", qui apparaissaient déjà. "Je ne pense pas que j'aie une place dans l'Histoire. Je n'ai encore rien fait", a nuancé le héros.

Lynn Sweet est probablement l'une des personnes qui le suivent depuis le plus longtemps. Elle surveille chacun de ses rendez-vous dans le bureau du 7e étage de l'annexe du Sénat, où il conserve des photos de Gandhi, Martin Luther King et Nelson Mandela. Elle épluche les comptes de campagne, surveille les sponsors. En août, elle l'a accompagné au Kenya, où il a fait une visite triomphale et appelé la population à se débarrasser de la politique tribale. Elle continue à se poser la même question. Pourquoi lui ? Pourquoi un tel engouement ?

Le Monde.fr

Corine Lesnes

 

 

 


 

20:44 Publié dans Medias | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : obama, usa

26.04.2008

Une analyse intéressante

Voici une analyse trés intéressante de Pierre-Luc Séguillon

 

"Que l’Elysée s’efforce d’asphyxier le Modem, de déstabiliser les derniers soutiens de son président et d’isoler celui-ci dans le champ politique ne fait aucun doute. On se souvient que Nicolas Sarkozy s’est personnellement impliqué dans la campagne municipale de Pau en se rendant lui-même dans cette ville et en apportant son soutien au maire sortant, dissident du PS,  pour mieux  empêcher François Bayrou d’accéder à la mairie. La note élyséenne évoquée par le journal " Le Monde" et dans laquelle des collaborateurs du chef de l’Etat font état de différentes pistes pour affaiblir François Bayrou est si réelle que l’Elysée s’interroge aujourd’hui sur la manière d’éviter à l’avenir ce genre de fuite ! François Bayrou est donc parfaitement fondé à dénoncer publiquement, à l’occasion d’une conférence de presse, une entreprise programmée de déstabilisation. De son point de vue, il est de bonne  méthode  de dramatiser et de dévoiler l’opération pour tenter de la désamorcer.

La chose est d’autant plus importante pour le président du Modem qu’il s’agit rien moins aujourd’hui que de sauvegarder le nerf de la guerre, autrement dit le patrimoine immobilier et financier de l’UDF sans lequel il pourrait difficilement faire à nouveau campagne présidentielle dans quatre ans. Qu’il n’est pas été bien difficile de débaucher  hier les élus de l’UDF, aujourd’hui des élus du Modem n’est guère contestable non plus. A quelques exceptions notables près, les députés sortants de l’UDF n’ont pas hésité un instant à se précipiter dans les bras de Nicolas Sarkozy et à se faire les supplétifs de l’UMP pour conserver leurs sièges. D’autres, depuis, comme Jean-Marie Cavada ont plus récemment quitté le navire Modem, appâtés par la perspective d’obtenir un strapontin ministériel. Michel Mercier, président du groupe UDF  au Sénat et trésorier du Modem, paraît céder à son tour à cette contagion. Sauver son siège de président du conseil général et sauvegarder la possibilité à venir d’une entrée au gouvernement semblent avoir eu raison de la fidélité du sénateur centriste.

Que les pratiques autocratiques de François Bayrou aient contribué à décourager les meilleurs volontés est une réalité. L’ancien ministre de l’Economie,   Jean Arthuis,  qui vient de quitter le Modem, se plaint depuis longtemps de cette gouvernance solitaire.

Que les choix d’alliances faits dans le désordre par les militants locaux du Modem, lors des élections municipales et visiblement non maîtrisés par un François Bayrou trop occupé par sa propre campagne à Pau, aient contribué à brouiller un peu plus la ligne stratégique du Modem et à dérouter l’opinion est également une évidence.

Et pourtant… bien qu’il paraisse isolé, abandonné par la quasi totalité de ses grands élus, placé dans une situation apparemment sans issue, François Bayrou ne doit pas être considéré comme politiquement mort. On aurait grand tort d’enterrer le président du Modem pour plusieurs raisons. En premier lieu, parce que le personnage possède une force de caractère peu commune. Loin de l’affaiblir, l’épreuve et les difficultés paraissent fortifier plus encore sa détermination et son ambition.

Par ailleurs, François Bayrou a la légitimité d’une campagne présidentielle qui a porté sur son nom près de sept millions de voix. Il possède surtout la légitimé  de celui qui, à l’inverse de ses deux compétiteurs de la campagne présidentielle, s’est refusé l'an passé à promettre la lune et a proposé un projet à la mesure des moyens réels du pays et compte tenu de sa situation financière délicate. Rendons à César ce qui revient à César! François  Bayrou avait annoncé que les engagements  inconsidérés de Nicolas Sarkozy conduiraient à la banqueroute. Les faits lui ont malheureusement donné raison. Last but not the least, un bien pouvant sortir d’un mal, le Modem est désormais lesté de tous les notables qui stérilisaient sa capacité d’invention et d’innovation. Enfin le Modem revendique une identité politique originale. Il se veut libéral et social. Il refuse à la fois l’Etat à tout faire des socialistes et la remise en cause du modèle social français opérée par la droite.

Il est profondément européen et ne connaît sur le sujet ni la fracture qui traverse le PS ni les désaccords qui habitent l’UMP.  Il a pris pour intitulé la démocratie et prône un mode de scrutin qui permette à l’ensemble des composantes et sensibilités politiques d’être représentées au parlement. Il se targue de progressisme, adversaire de tous les conservatismes qu’ils soient de droite ou de gauche mais hostile au changement pour le changement et à la perte des valeurs qui font la spécificité d’une nation.  Toutefois François Bayrou ne saurait valoriser ces atouts dans l’avenir qu’à plusieurs conditions. Il lui faut d’abord changer de mode de gouvernance. Sa forte personnalité ne doit pas l’empêcher de pratiquer une direction plus collective de son mouvement. S’il n’y prend garde, il fera définitivement le vide autour de lui. Il importe au contraire qu’il constitue autour de lui des équipes nouvelles pour structurer cette formation politique neuve.

Il conviendrait, en second lieu, qu’il définît positivement son projet et non pas seulement, comme c’est le cas depuis des mois, qu'il le présentât  de manière purement négative. Il ne suffit pas de dire que l’originalité du Modem est de se vouloir  libre et affranchi de toute attache à la droite sarkozienne comme à la gauche socialiste pour justifier son existence et lui donner une visibilité. Le projet de François Bayrou n’acquerra un minimum de vraisemblance et de crédibilité vis-à-vis de l’opinion que s’il  affiche clairement l’ambition qui est la sienne, quand bien même relèverait-elle encore aujourd’hui de l’utopie : devenir,  à terme, sur l’échiquier politique et au gré d’une élection présidentielle, le grand parti démocrate moderne progressiste qui serait l’alternative à la droite républicaine en lieu et place d’un parti socialiste prisonnier de son orthodoxie radicale, incapable de se renouveler et rongé par ses querelles de chapelles et de personnes.

Un tel pari n’a quelque chance d’être gagné que s’il s’accompagne d’un travail d’analyse, de réflexion et de proposition intense associant militants et intellectuels pour nourrir et décliner ce projet à tous les niveaux économiques, sociaux, diplomatiques et culturels. Ce qui suppose chez François Bayrou la volonté nouvelle d’attirer à lui et de faire travailler avec lui des hommes et des femmes ayant chacun dans leur domaine une pensée neuve et originale. Il n’a pas encore su le faire jusqu’à présent et ses prestations médiatiques comme ses interventions publiques ont souffert de ce manque de travail sérieux en amont.

 D’ici à 2012, le président du Modem dispose de deux échéances électorales pour roder son jeune parti, les élections au parlement européen en 2009 puis  les élections régionales. Le mode de scrutin proportionnel des européennes peut lui être relativement favorable d’autant que la thématique européenne elle-même lui est naturelle. 

Il est une vieille loi en politique : de même que la Roche Tarpéienne est proche du Capitole,  de même un acteur politique peut toujours rebondir et revenir au sommet aussi longtemps qu’il est vivant. Pour être aujourd’hui abandonné, isolé, déserté, blessé, voire moqué après avoir été applaudi durant des semaines à la même époque, l’an passé, François Bayrou n’est pas dépourvu pour autant de tout ressort et de tout atout.

Touché, certes. Mais pas coulé !"

 

Autre analyse, celle de Christophe Barbier (au lendemain des derniéres législatives)

 

MoDem/Bayrou - C dans l'Air - 110607 - L'analyse de Barbier
envoyé par buildfreedom

21.02.2008

"Rien à faire dans un stade!"

Triste spectacle dans le match qui opposait le FC Metz à Valenciennes le weekend dernier. Il en a beaucoup été question toute la semaine dans les medias. Une nouvelle affaire de racisme vient entacher le monde du football. Durant toute la première période le capitaine de Valenciennes Abdeslam Ouaddou reçoit des insultes à caractère racistes de la part d’un « supporter » de Metz. Il le dit à l’arbitre qui reste de marbre ! Le joueur décide alors de se faire justice lui-même en montant dans la tribune. Dans la semaine la personne ayant proféré ces insultes a expliqué qu’elle ne visait pas Ouaddou mais un autre joueur de couleur, et alors !! Le résultat est le même !

"Tout au long de la première mi-temps, une personne en tribune n'a cessé de tenir des propos racistes, très durs."

"Mais croyez-moi que ce sont des mots très durs et qu'il était dur de contenir son sang-froid."

"Comme je suis sorti de mon match très énervé, je suis passé au-dessus du panneau publicitaire pour discuter avec lui et savoir pourquoi il me tenait de telles injures"

"A l'arrivée, je prends un carton jaune qui me pénalise car je ne joue pas de la même façon en deuxième période. C'est dommage!"

"Pour marquer le coup, les forces de police m'ont demandé de porter plainte, ce que j'ai fait"

" Ce genre de personne n'a rien à f... dans un stade. C'est pour marquer le coup et montrer l'exemple"

Cette triste affaire nous montre qu’il y a encore des efforts à faire pour éradiquer le racisme dans les stades mais aussi dans la société, car nous sommes bien face à un problème de société.

 

15.02.2008

La parole donnée

ef914c19b016dc7a1c38056281b43a49.jpgJe suis actuellement en train de lire le livre de Jean Lassalle : « la parole donnée » et je vous invite à le lire !! Jean Lassalle nous raconte son histoire, ses racines de montagnard et ses combats. Il aborde notamment l’exode rural et plus généralement les problèmes auxquels notre pays se trouve confronté. Le parcours de Jean Lassalle inspire le respect de part ses convictions inébranlables et de part ses combats dont le plus célèbre restera certainement sa fameuse grève de la faim ! Un livre à lire !

 

Le 7 mars 2006, la France entière découvre la silhouette longiligne et le visage émacié de Jean Lassalle. Il entreprend à l'Assemblée Nationale, dans la mythique salle des Quatre-Colonnes, une grève de la faim qui aura un retentissement mondial, contre la délocalisation de l'usine de sa vallée. Il s'était levé quelque mois auparavant dans l'Hémicycle, entonnant le fameux « Se Canto », l'hymne des Pyrénées en langue béarnaise, pour couper la parole à Nicolas Sarkozy et rappeler à l'État sa démission sécuritaire au tunnel du Somport. Qui est ce proche de François Bayrou ? Une simple analyse politique ne suffirait pas pour décrypter cet homme enjoué, passionné et complexe. Cette autobiographie, rédigée dans son style inimitable, plonge ses racines dans sa famille de bergers unie et solidaire, un univers modelé par l'âpreté des lieux et du temps, comme par les codes de vie des communautés montagnardes. « La Parole donnée » à la mesure de sa démesure, délivre le message d'un combattant d'ici et d'ailleurs aux hommes d'aujourd’hui et à leurs dirigeants, à l'heure où l'humanité vit une des plus grandes mutations de tous les temps.


 

05.01.2008

Alcool et jeunes la defonce avant le plaisir

5aeeeb91e762c61d2aef8ce0dc81d072.gifDu collège jusqu'aux grandes écoles, la consommation d'alcool a envahi l'espace festif des jeunes. Dirigé par deux spécialistes du comportement adolescent, "Alcool et adolescence - Jeunes en quête d'ivresse", publié chez Albin Michel, montre à quel point la "défonce" est devenu le mode de consommation d'alcool des jeunes. Appelé à faire référence, l'ouvrage réunit les contributions de spécialistes qui abordent les raisons du problème, sa prévention, ainsi que la question des soins.

LCI.fr : Vous sortez un livre et organisez un colloque sur "Alcool et adolescence." Pourquoi le sujet de consommation d'alcool chez les jeunes est-il plus tabou que celui de la consommation de drogues? 

Patrice Huerre, médecin-chef d'un service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent : L'alcool n'est pas un produit illégal et il est plus dans la culture française. On entend souvent des parents dire face à l'alcoolisation de leur enfant que ce n'est pas grave. C'est parce qu'ils ignorent le mode de consommation des jeunes, qui ne correspond pas du tout au leur. Un mode de consommation placé sous le signe de la défonce et non de l'alcool qui facilite le lien social. Les jeunes consomment principalement des boissons comme les "premix", qui existent depuis une dizaine d'année, mélange d'alcools forts et de sodas, avec assez de sucre pour masquer le goût de l'alcool.

LCI.fr : Quelles sont les raisons qui poussent les jeunes à l'ivresse par l'alcool?

P. H. : Il y a d'abord les effets d'entraînements par le groupe dans lequel on est. Il y a aussi le besoin de faciliter artificiellement sa relation aux autres, à dépasser sa timidité. Dans certains cas, l'alcool joue un rôle d'auto-traitement de l'angoisse ou de la dépression. Enfin, la prise de risque peut jouer un rôle important : s'alcooliser, ça peut aussi être un jeu face aux dangers que ça peut représenter.

LCI.fr : Quelles sont les solutions pour faire reculer l'alcoolisation des jeunes ?

P. H. : Surtout la sensibilisation. Il faut informer les parents sur le mode de consommation de leur enfant, ils sont les premiers à pouvoir faire de la prévention. Il est très important de faire passer le message qu'on peut se réunir, qu'on peut prendre du plaisir sans que l'alcool devienne un élément indispensable.

Il faut aussi lutter contre les alcooliers qui sont à l'origine de produits qui ciblent directement les jeunes consommateurs tels que les "premix". Il faut aussi que les responsables des grandes écoles ou les bureaux des élèves ne puissent plus faire des partenariats, avec ces mêmes alcooliers, qui cautionnent indirectement ces comportements.

Enfin, si l'alcoolisation des jeunes est devenue inquiétante, cela n'a été abordé que de manière très marginal, lors des "Etats généraux de l'alcool" qui ont eu lieu en décembre dernier. Il reste à faire une grande campagne de prévention.