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31.10.2007

Financement du NC

Mercredi dernier, le gouvernement avait soumis en urgence à l'examen de l'Assemblée une proposition de loi du Nouveau Centre, visant à permettre à cette formation, composée des ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy, de bénéficier de 1,8 million d'euros par an de fonds publics.

Intitulée "pluralisme et indépendance des partis politiques", cette proposition visait à ajouter aux bénéficiaires du financement public - les formations dont au moins 50 candidats ont obtenu 1% des voix aux dernières législatives - les partis ayant au moins 15 députés.

Ce qui aurait rendu éligible le Nouveau Centre, qui n'a eu que 43 candidats ayant rempli cette condition, mais qui compte 21 députés.

Mais l'opposition de François Bayrou et des députés socialistes, qui avaient dénoncé un "cadeau" au Nouveau Centre, et la faible mobilisation des députés UMP, avaient contraint le gouvernement à ajourner les travaux.

Mardi matin, le sujet a été discuté lors du petit déjeuner de la majorité à l'Elysée, auquel participaient le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, et le chef de file des députés, François Sauvadet.

Selon les propos rapportés par un participant UMP, Nicolas Sarkozy a souhaité que la proposition de loi controversée ne soit pas réexaminée à l'Assemblée, et a renvoyé le sujet dans un futur indéterminé.

Il n'y aura "pas de redépôt du texte de financement du NC", a dit le chef de l'Etat, selon cette source. "On reposera tout ça dans le cadre d'un grand débat sur le financement des partis, des syndicats et des ONG, plus tard".

Lors d'un point de presse à l'Assemblée, les dirigeants du Nouveau Centre ont cependant affirmé que "ce qui a été convenu, c'est qu'on n'abandonnait pas le sujet".

"Rendez-vous au printemps prochain pour l'évolution des règles de financement des partis politiques", a lancé M. Morin.

Dans le cadre du débat sur la réforme des institutions, "il y aura un certain nombre de conséquences, parmi elles comment est financé de façon transparente la vie politique française", a souligné le ministre de la Défense. "Donc, nous n'abandonnons pas ce combat (...) On n'est pas à six mois près", a-t-il ajouté.

"Ceux qui pensaient nous faire taire en nous étranglant financièrement se trompent de voie", a affirmé M. Sauvadet, en dénonçant les attaques "indignes", l'"obstruction" et les "manœuvres" qui ont été dirigées contre le Nouveau Centre.

En attendant de "reprendre le débat" sur le financement public, "on se débrouillera, on mettra nous-même la main à la poche", a ajouté le président du groupe à l'Assemblée. (source: afp.google.com)

Voila un sujet qui a fait grand bruit dans les couloirs de l’assemblée nationale et qui a fait réagir bons nombres de politiques et notamment François Bayrou. Pour lui, changer la loi de financement des partis serait comme donner un pourboire aux députés qui ont choisi de se tourner vers la majorité pour fonder « un parti qui n’est ni nouveau ni centre. » Voici son discours à l'assemblée du mercredi 25 octobre cliquez ici.

Pourquoi ce blog ?

a0c1e0b91dac71f9496e12c588f00379.jpgCe blog est avant tout un espace de discussion ouvert à tous ! Je défends sur ce blog mes convictions politiques à savoir qu’il nous faut un centre indépendant en France capable de se détacher des querelles de partis et des logiques partisanes.

 

« Avoir une ambition haute et nobles, c’est accepter l’incompréhension des autres. L’autre voie est celle du reniement de soi. L’ambition, même celle qui vise le pouvoir, dès lors qu’elle est généreuse, et en un sens désintéressé, portée par des vues nobles, pourquoi la rejeter ? Sache cependant qu’à chaque instant, si tu t’engages dans cette voie, tu seras confronté à des questions impossibles à esquiver si tu es honnête : quelle concession dois-je faire pour avancer, et jusqu’à quel point dois-je céder de moi-même pour séduire ? La réalisation de l’ambition exige en effet que l’on rassemble autour de soi des fidèles, des amis qu’il faut s’attacher parfois, en les remerciant par des avantages… Cela s’appelle la corruption. Vais-je accepter de me renier, d’oublier qui je suis pour faire un pas de plus vers le pouvoir, ou pour mieux le conserver ? Qu’adviendra-t-il de moi de mon être, du respect que j’ai envers moi, si j’accomplis cela ? En croyant me construire est-ce que je ne vais pas me détruire ? Et que restera-t-il de moi une fois mon ambition réalisée ? Tu dois mesurer le prix de ton ambition. » Martin Gray